Le parcours emploi santé est un accompagnement de France Travail pour les demandeurs d’emploi dont l’état de santé freine le retour au travail. Il est ouvert après plus d’un an d’inscription et dure 6 mois au maximum. Il relève d’un organisme public français : un demandeur d’emploi inscrit dans un autre pays doit se renseigner auprès de son propre service de l’emploi.
Parcours emploi santé : définition et objectif
Le parcours emploi santé traite en même temps la santé et la recherche d’emploi. Il réunit des professionnels de santé et des intervenants sociaux autour d’une même personne, pour lever les obstacles liés à la santé avant ou pendant la reprise d’une activité.
Dans le Gard, il a été lancé en 2022 avec une association locale, l’ADRH, et l’UGECAM Occitanie. L’équipe y réunit un psychologue du travail, des infirmiers, des conseillers en insertion professionnelle et des assistants en économie sociale et familiale.
Chaque parcours est adapté à la personne : une partie des participants a surtout besoin d’un suivi psychologique, d’autres d’un appui social ou d’un travail sur la compatibilité entre leur état de santé et leur métier.
Conditions d’accès au parcours emploi santé
La page officielle de France Travail ne retient qu’un critère : être demandeur d’emploi depuis plus d’un an. Elle ne demande ni reconnaissance de handicap ni certificat médical.
Le motif de santé n’a pas à être justifié par un document. Il se discute avec le conseiller, puis avec l’équipe qui réalise le premier bilan. Un conseiller spécialisé vérifie ensuite l’éligibilité et prépare ce diagnostic initial.
Demander le parcours emploi santé à son conseiller
La demande passe par le conseiller France Travail qui suit déjà la personne. Le plus simple est de l’écrire depuis l’espace personnel, en indiquant qu’un problème de santé complique la recherche d’emploi, ou de l’évoquer lors du prochain rendez-vous.
Le médecin du travail ne gère pas ce dispositif : il intervient auprès des salariés, alors que le parcours est proposé par France Travail et mené avec des professionnels de santé de l’équipe partenaire.

Durée et déroulement de l’accompagnement
Le parcours dure 6 mois maximum et peut s’achever dès le 4e mois si les objectifs sont atteints. Il se déroule en trois phases :
- L’analyse : un bilan de la situation avec une équipe de professionnels de santé, qui fixe les objectifs.
- L’accompagnement : un suivi par des professionnels de santé et un accompagnement social, selon les besoins.
- Le bilan : un point sur les apports du parcours et la construction, avec le référent, d’un plan d’actions.
L’accompagnement combine des rendez-vous individuels et des ateliers collectifs adaptés. Il est accessible en présentiel et/ou à distance. Les entretiens individuels sont confidentiels : aucune donnée de santé n’est transmise au conseiller France Travail, qui ne reçoit que les éléments utiles au projet professionnel.
RQTH, soins et projet professionnel
Le parcours peut accompagner dans les démarches de reconnaissance de handicap, sans les imposer. Il aide aussi à clarifier, avec des professionnels de santé, ce que l’état de santé permet ou non dans un métier, et à orienter vers les soins nécessaires.
Pendant cette période, les frais de santé restent à la charge de la personne : il vaut mieux vérifier sa couverture, par exemple avec une complémentaire adaptée à son budget.

Parcours emploi compétences, Activ’Projet et Activ’Emploi : ne pas confondre
Le parcours emploi compétences (PEC) est un contrat aidé, et non un accompagnement de santé. Il s’agit d’un contrat de travail d’au moins neuf mois, à raison de 20 heures par semaine minimum, dans le secteur non marchand. Il est prescrit par France Travail, une mission locale ou Cap emploi.
Activ’Projet et Activ’Emploi sont d’autres accompagnements proposés par France Travail, avec leurs propres modalités. Pour en savoir plus, ou pour arrêter l’un d’eux, il faut s’adresser à son conseiller : les règles dépendent de la situation de chacun.
Après le parcours : construire la suite
La dernière phase aboutit à un plan d’actions construit avec le référent. Selon l’état de santé et le projet, il peut mener à une reprise de la recherche d’emploi, à une formation ou à un changement de métier.
Certains choisissent une reconversion par une formation suivie à distance, comme une formation en psychothérapie à distance. D’autres préfèrent découvrir un secteur, par exemple les débouchés en officine.
Aucun lien n’est fait entre les informations de santé et le dossier de recherche d’emploi : le conseiller ne voit que le projet professionnel et les conditions favorables à son exercice, ce qui permet d’aborder ouvertement les contraintes de santé pendant les ateliers.
Le plan d’actions sert de point de départ : il se discute à chaque rendez-vous avec le conseiller, qui peut l’ajuster si la situation de santé évolue.

